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12-06-2015

Zéro pesticides : Toulon, le comité territorial Var et l’ORP PACA mobilisés

Le contrat de baie 2013-2018 de la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée et son bassin versant intègre une aide aux communes pour réduire l’usage des produits phytosanitaires au quotidien afin de préserver les ressources en eau.

L’Observatoire des Résidus de Pesticides d’Air PACA mesure quant à lui, chaque année depuis 2012, les pesticides dans l’air ambiant. C’est une action du Plan Régional Santé Environnement. Cinq sites sont suivis en PACA dont un à Toulon*.

Les membres du comité territorial du Var, créé en 2014 avec Air PACA, se sont emparés du sujet. Jean-Guy Di Giorgio, maire adjoint de Toulon, conseiller communautaire et délégué territorial d’Air PACA Var ainsi qu’Henri Ripert, chef de service - fleurissement – arbres pour la Ville de Toulon nous en disent plus sur leurs actions de terrain.

Questions à Jean-Guy Di Giorgio, maire adjoint de Toulon, conseiller communautaire et délégué territorial d’Air PACA Var
Comment le comité territorial Var d’Air PACA peut-il accélérer l‘engagement dans la lutte contre les pesticides ?
Les communes servent d’exemple. Mais pour obtenir des résultats, il faut coordonner les actions. Les communes ne peuvent agir seules de leur côté dans les espaces publics, c’est insuffisant si les pesticides sont employés partout ailleurs. Mais elles peuvent dire « voilà ce que nous faisons » pour inciter la population à faire la même chose. C’est ça l’écologie constructive. Nous en avons débattu au comité territorial.

Pouvez-vous me citer un exemple de ce que peuvent faire les citoyens à leur échelle ?
Pour inciter la population à agir il faut du concret. L’association VEGA, par exemple, distribue chaque année des coccinelles aux toulonnais volontaires. Plus de 2 500 boîtes de larves ont déjà été distribuées.

Questions à Henri Ripert, ingénieur, chef de service - fleurissement – arbres pour la Ville de Toulon
Qu’est-ce qui a provoqué le déclic de la lutte anti pesticides dans la Ville de Toulon ?
Quand je suis arrivé à ce poste, j’étais formé à la lutte biologique intégrée - l’utilisation d’organismes vivants ou de leurs produits pour prévenir ou réduire les dégâts causés par les ravageurs aux productions végétales (NDLR). Nous l’avons donc mise en place avec la direction des espaces verts dans les serres municipales. Nous utilisons aujourd’hui des auxiliaires de culture – les coccinelles sont les plus connues mais il y en a d’autres. Il faut au moins trois ans pour obtenir un équilibre biologique avec cette méthode.

La Communauté d’agglomération de Toulon Provence Métropole propose une formation « certiphyto » à ses agents, de quoi s’agit-il ?
La loi Labbé votée en 2014, interdit les pesticides dans les espaces verts et les jardins publics fin 2016. Ces produits seront interdits à la vente en 2022. Nous utilisons déjà des désherbants biologiques et des herbicides de contact qui dessèchent les mauvaises herbes. Ce choix a un prix : ces produits coûtent le double des pesticides leaders du marché. Et les agents doivent être formés à ces nouvelles pratiques. C’est le service de formation continue du centre national de la fonction publique territorial qui prend en charge la formation des 160 agents concernés.


Communauté d'Agglomération Toulon Provence Méditerranée
Vers la réduction de l’usage des phytosanitaires